La culture de rente au Mali : « une affaire de femme »

Longtemps, les habitants du cercle de Kolokani se sont entièrement consacrés aux cultures vivrières compte tenu de leur importance dans les habitudes alimentaires des populations.

La pratique de la culture de rente est progressivement devenue une « affaire de femme » grâce à laquelle elles font face aux dépenses quotidiennes qui leurs incombent.

Les hommes supportent les dépenses familiales globales tel que le paiement des impôts et autres charges générales ; quant aux femmes, elles, sont chargées des dépenses annexes du ménage et principalement des soins et de l’éducation des enfants. La culture de rente est leur seule source de revenu. L’amélioration des conditions de vie des ménages et le bien-être des enfants sont ainsi directement liés aux enjeux de rentabilité et de développement de cette activité.