Comment fonctionne Babyloan, 1ère plateforme européenne de micro prêt solidaire| Babyloan - Microcrédit Solidaire

 

Les questions les plus fréquentes

Babyloan est une première en France ! Forcément, cela suscite des questions, des « comment », des « pourquoi »…auxquels nous nous faisons un plaisir de vous répondre dans cette FAQ. Si votre question ne s’y trouve pas, n’hésitez pas à nous la poser en direct. Notre équipe se fera un plaisir d’y répondre, et éventuellement de l’ajouter à cette liste.

Quel est le parcours de mon argent ?

C’est sûr, je serai remboursé ?

Comment puis-je prêter à nouveau ?

Mon argent va t-il bien au micro-entrepreneur que j'ai choisi de soutenir ?

Pourquoi un prêt solidaire à 0% ?

Les micro-entrepreneurs paient-ils des taux d’intérêt ?

Et pourquoi ces taux d’intérêt sont-ils si « élevés » ?

Quelle politique de lutte anti-blanchiment chez Babyloan ?

Vous êtes porteur de projet et souhaitez un prêt via Babyloan ?

Vous êtes babyloanien et souhaitez rencontrer les micro-entrepreneurs que vous soutenez ?

La commission Babyloan

 

Le parcours de mon argent

Il était une fois 50€ pas comme les autres…Ils sont utiles, solidaires, ils voyagent à l’autre bout du monde et reviennent dans votre portefeuille ou « tirelire Babyloan », repartent là-bas si vous les prêtez à nouveau, puis reviennent et ainsi de suite.

1. Le voyage aller…
Débité de votre compte bancaire en toute sécurité grâce à la solution de paiement sécurisé Ogone, votre argent transite par un compte BRED dédié aux micro-prêts (afin de réduire les coûts de transaction) puis est viré sur le compte du partenaire local de Babyloan, l’Institution de Microfinance (IMF). Cette étape est obligatoire, les micro-entrepreneurs sur Babyloan ne possédant évidemment pas de compte en banque sur lequel virer directement l’argent. Par ailleurs, pour ne pas faire dépendre la réalisation des projets aux clics des internautes, la plateforme Babyloan fonctionne par RE-financement des projets et non par financement direct. C'est à dire que, en pratique et dans certains cas, l'argent du micro-prêt a déjà été "avancé" par l'IMF à l'entrepreneur.

2. Le séjour sur place…
L’IMF affecte donc ensuite votre argent au micro-prêt de l’entrepreneur que vous avez choisi de soutenir. Celui-ci l’utilise pour réaliser le projet décrit sur sa fiche, générateur de revenus lui permettant d’améliorer ses conditions de vie et celles de sa famille et de rembourser son emprunt à l’IMF, avec intérêt.

3. Le voyage retour…
Votre argent fait alors le chemin inverse : le micro-entrepreneur rembourse auprès de l’IMF qui envoie vos 50 € par petites mensualités sur votre tirelire Babyloan ! Vous pouvez alors soutenir un autre projet avec l’argent disponible sur votre tirelire ou en demander le remboursement sur votre compte bancaire.

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C’est sûr, je serai remboursé ?

Le risque de non-remboursement existe : vous prêtez de l’argent à des micro-entrepreneurs qui ont un projet de petite taille, dans un pays en développement à des milliers de kilomètres, dans un contexte économique, politique et social souvent instables.
Cependant Babyloan travaille avec des intermédiaires – les IMF –notamment afin de minimiser les risques. Le prêt que vous contractez en ligne, est d’ailleurs conclu avec l’IMF. Elle a donc l’obligation de vous rembourser même si le projet du micro-entrepreneur échoue. Ce n’est donc qu’en cas de faillite ou de crise de liquidité de l’IMF que vous risquez de n’être pas remboursé. Babyloan sélectionne très rigoureusement ces partenaires. Le risque n'est néanmoins pas totalement supprimé et ne doit donc pas être occulté car ces IMF restent de petits acteurs travaillant dans des zones sensibles et fragiles avec des populations en situation de précarité.
En cas de conflit, catastrophe naturelle, forte dévaluation de la monnaie locale, le remboursement de votre prêt peut être temporairement suspendu et l’échéancier modifié.

>> En savoir plus sur le rôle des IMF partenaires

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Comment puis-je prêter à nouveau ?

A chaque remboursement mensuel que vous recevez, votre tirelire Babyloan est créditée. Pour l'utiliser et prêter à nouveau à un micro-entrepreneur, il vous suffit d'aller sur la liste des projets, de sélectionner celui que vous souhaitez soutenir. Ce n'est qu'au moment de la confirmation de votre prêt et du paiement que sera prévelé en priorité l'argent disponible sur votre tirelire plutôt que de vous demander d'utiliser à nouveau votre carte bleue.
Exemple: Si vous disposez de 70€ sur votre tirelire et que vous décidez de prêter 50€ à un micro-entrepreneur, votre tirelire sera débitée des 50€ + la participation au développement de Babyloan de votre tirelire.
Ce n'est que si le montant de votre nouveau prêt + la participation est supérieur au montant disponible sur votre tirelire qu'il vous sera demandé d'utiliser votre CB !

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Mon argent va-t-il bien au micro-entrepreneur que j’ai choisi de soutenir ?


Le parrainage est une autre particularité de Babyloan : vous pouvez choisir le projet que vous souhaitez soutenir, et vous souhaitez vous assurer que votre argent va bien au bon entrepreneur. Tout d’abord, les projets des micro-entrepreneurs sur Babyloan sont de réels projets, qui existent vraiment et qui ne sont pas des « vitrines ». Il existe d’autres plateformes de prêts en ligne que Babyloan, tel que Kiva, avec qui nous collaborons au quotidien pour nous assurer que les projets sur Kiva ne sont pas les mêmes que sur Babyloan et que les IMF partenaires sont sérieuses.
Comme expliqué dans le parcours de votre argent, votre prêt transite par l’IMF intermédiaire. L’argent étant fongible et votre argent n’étant ni bleu, ni rose, ni vert, il sera alors mélangé à celui du compte de l'IMF. Celle-ci a cependant l’obligation d’affecter votre argent au micro-crédit du micro-entrepreneur que vous avez choisi de soutenir et nous lui en demandons la preuve et la certification comptable.

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Pourquoi un prêt solidaire à 0% ?


Lors de la conception de Babyloan, nous nous sommes posé la question d’un prêt à 0% ou d’un prêt rémunéré pour les Babyloaniens. Il aurait pu s’agir d’une rémunération symbolique, un taux d’intérêt minime de 1% dans l’esprit gagnant-gagnant de la microfinance. Une rémunération plus élevée ne nous paraissait pas souhaitable, en ce sens qu’elle aurait été imputée au micro-entrepreneur, et nous nous serions éloignés d’un acte philanthropique et solidaire. Nos discussions auprès des autorités réglementaires françaises pour obtenir l’autorisation de lancer l’activité de collecte de micro-prêts à destination des micro-entrepreneurs dans les pays en développement nous ont permis de répondre très vite à nos interrogations. Une des conditions sine qua non permettant d’exercer ce nouveau métier, était de ne pratiquer aucun intérêt. Le code monétaire et financier ne permet pas à Babyloan de fonctionner en rémunérant les babyloaniens à moins que ces derniers ne soient…des banques. Car il s’agit bien pour les internautes de Babyloan de devenir des banquiers au service du développement, des banquiers…solidaires, qui ne perçoivent pas d'intérêts sur les prêts qu’ils font.

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Alors que les micro-entrepreneurs, eux, paient des taux d'intérêt pour ces micro-crédits?


Les micro-entrepreneurs paient des taux d’intérêt sur les micro-crédits dont ils font la demande. Ils les paient aux institutions de microfinance, partenaires de Babyloan, qui leur délivrent les micro-crédits. Les IMF, intermédiaires indispensables à Babyloan, sont parfois un peu vulgairement appelées « les banques des pauvres ». Ce sont des organismes locaux qui répondent aux besoins en services financiers des personnes pauvres et exclues du système bancaire classique. Leur mission est fondamentalement sociale de par la population cible à laquelle elle s’adresse et de par le travail d’accompagnement des micro-entrepreneurs et leur famille qu’elles réalisent. Les IMF ont également la mission d’être économiquement viables et pérennes ; elles doivent donc trouver des ressources économiques leur permettant de couvrir les coûts de leur mission sociale. Ce sont les taux d’intérêt que paient les micro-entrepreneurs en échange des services financiers qu’elles leur fournissent.

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>> En savoir plus sur le rôle des IMF

 

Vous pensez peut être alors que votre micro-prêt n’est plus si solidaire que ça ? Détrompez-vous ! Si votre prêt était rémunéré et pas solidaire, le « surcoût » serait imputé au bénéficiaire final. Par ailleurs, vous permettez à l’IMF intermédiaire d’accéder à une source de financement peu coûteuse (puisque solidaire) qui lui permet de couvrir plus facilement les coûts opérationnels d’accompagnement du micro-entrepreneur. L’IMF ne fait pas plus de marge, elle atteint plus vite l’équilibre économique, et ce, sans compromettre sa mission sociale. Elle devient ainsi capable in fine de baisser les taux d’intérêt qu’elle pratique auprès des micro-entrepreneurs. Babyloan est donc bien une source de financement solidaire pour les IMF leur permettant des économies qu’elles se sont engagées à répercuter au bénéfice des micro-entrepreneurs.


 

Et pourquoi les taux d’intérêt d’un micro-crédit sont-ils si « élevés » ?


Connaissant la double mission sociale, mais également économique des Institutions de Microfinance qui délivrent les micro-crédits et autres services financiers aux micro-entrepreneurs, l’on comprend l’existence de taux d’intérêts pratiqués dans le microcrédit. Mais, une question, voire un doute, subsiste : pourquoi ces taux d’intérêt sont ils si élevés ? Nous avons publié un article dans Le Monde répondant à la polémique des taux d’intérêt en microfinance que nous vous invitons à lire, mais voici en bref notre explication :

Un taux élevé justifié par des coûts de revient élevé :

- Le coût financier : dans les pays en développement, l’argent est rare, peu accessible et donc cher. Les IMF, quand elles le peuvent, empruntent auprès de banques locales, ou de bailleurs de fonds internationaux à des taux avoisinant les 10%
- L’inflation locale : dans ces pays, l’inflation avoisine souvent en moyenne les 5% à 10%. C’est donc un coût de 15% à 20% qui doit être refacturé aux bénéficiaires avant même de commencer toute activité…
- La gestion du risque : travaillant avec des emprunteurs sans garantie, les IMF doivent provisionner 3 à 4% pour les créances douteuses, qui représentent le taux de défaut moyen constaté en microfinance.
- Les coûts opérationnels, très élevés dans ce secteur, étant donné le montant moyen, la durée moyenne et le grand nombre de microcrédits délivrés. Sans compter le coût de la mission et de l’accompagnement social.
Des taux élevés peuvent donc être l’illustration d’une mission sociale forte à l’impact plus important auprès des micro-entrepreneurs. Pour autant, les maintenir aussi élevés n’est pas souhaitable. Une baisse du taux moyen de 36% à 27% a d’ailleurs été constatée entre 2006 et 2010.

En attendant de faire mieux, il est bon de replacer cette réalité dans son contexte :

Une question d’ethnocentrisme :
Il ne faut pas regarder ce taux élevé au prisme de nos repères occidentaux. Les taux pratiqués sont acceptables et acceptés par les micro-entrepreneurs, et ce pour plusieurs raisons :
- Ils sont exclus du système bancaire et ne peuvent faire appel qu’aux IMF ou aux usuriers, qui eux pratiquent souvent des taux avoisinant les 150 - 200%, parfois plus encore.
- La durée moyenne d’un micro crédit sur Babyloan est de 8 mois. Pour pouvoir comparer avec nos crédits, il faudrait raisonner les taux d’intérêt mensuels, les ramenant ainsi à 2 ou 3%.
- Les micro-activités financées grâce à des microcrédits ne sont pas soumises à l’impôt sur les sociétés, aux charges sociales URSSAFF. Le coût du crédit est alors plus facilement absorbé que dans nos entreprises. Le saviez vous ? Une étude récente a montré que dans 30 pays en développement sur 37, les taux d’intérêts constatés en microfinance ne sont pas plus élevés que les taux d’intérêts que les banques locales facturent à la minorité d’individus qu’elles acceptent comme clients.

>> En savoir plus sur le taux d'intérêt d'un micro-crédit

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Politique de lutte anti blanchiment de Babyloan

A coup de 50€ prêtés, nous déconseillons aux narcotrafiquants d’utiliser Babyloan pour blanchir leur butin. Cela risque d’être fastidieux. Surtout que le site comprend 2 niveaux de contrôle en la matière. Le premier limitant le montant d’un prêt unitaire à 1 500€, le deuxième limitant le portefeuille de prêt d’un babyloanien à 10 000€. Une fois ce seuil dépassé, le compte se bloque et une procédure d’identification du prêteur et de l’origine de ses fonds est enclenchée. Le compte n’est débloqué qu’à réception et validation des pièces demandées dans la procédure.

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Vous êtes porteur de projet et souhaitez un prêt via Babyloan ?


Pour des raisons notamment règlementaires, mais aussi parce que le micro-crédit ne se réduit pas à un prêt, Babyloan ne travaille pas directement avec les micro-entrepreneurs mais avec des institutions de microfinance (IMF) partenaires, proches des micro-entrepreneurs. Ce sont d’ailleurs les IMF qui évaluent les besoins terrain et choisissent en conséquence les micro-entrepreneurs présents sur le site en publiant leur fiche projet. Vous l'aurez compris, Babyloan ne peut alors soutenir que des micro-entrepreneurs travaillant avec des IMF partenaires de Babyloan.

>> Pour mieux connaître le rôle des IMF
>> Connaître nos IMF partenaires

 

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Vous êtes un babyloanien et souhaitez rencontrer des micro-entrepreneurs ?


Vous avez soutenu Célestine au Bénin où vous partez justement en vacances ? Forcément, vous voulez en profiter pour la rencontrer, et c’est normal. Malheureusement, Babyloan, basé en France, ne peut organiser la rencontre. Nous travaillons avec des Institutions de Microfinance (IMF) partenaires présentes sur le terrain auprès des micro-entrepreneurs et ce sont elles qui sont à même de répondre à votre demande favorablement… ou pas. Cela dépendra de leur temps disponible. En effet, les IMF ont énormément de travail et n’ont pas vocation à accueillir tous les babyloaniens, mais c’est cependant généralement avec le sourire qu’elles accueillent les financeurs solidaires des micro-entrepreneurs avec lesquels elles travaillent. Nous ne pouvons donc rien vous promettre, si ce n’est bien évidemment de relayer votre demande auprès de nos partenaires locaux.

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La commission Babyloan

La commission de Babyloan est fixée à un minimum de 2€  par tranche de 100€ prêtés* et à chaque cycle de prêt, mais le montant de cette commission est laissé à votre appréciation... de notre travail et action. Vous pouvez donc l’augmenter et êtes même invités à le faire, surtout si vous aimez le concept de Babyloan. En effet, cet argent est une source de revenus pour Babyloan pour couvrir ses coûts opérationnels (loyer, salaires, maintien et développement du site…). Cette commission représente un taux moyen de 4% très largement inférieur aux frais de fonctionnement de structures humanitaires ou de développement qui peuvent atteindre les 30% et plus.
Fort de ses premiers succès et de son statut de social business, Babyloan se doit bien naturellement de parvenir, à terme, à l’équilibre financier. De plus, les projets de développement sont nombreux au titre desquels le déploiement en Europe, la possibilité de prêter en France… Cette commission contribuera donc au développement et à la pérennité de Babyloan.

* Babyloan a décidé d’augmenter cette commission au moment de la mise en ligne de sa nouvelle version, en espérant que les nouvelles fonctionnalités qu’elle vous offre justifieront cette augmentation.

>> En savoir plus sur le modèle économique de Babyloan

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