Le microcrédit en France est né d’une rencontre : celle de Maria Nowak, économiste fortement impliquée dans les questions du développement, et de Muhammad Yunus, le fondateur de la Grameen Bank. Elle décide alors de lancer l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) en 1989, première association de microcrédit en France. Depuis la création de l'Adie, le microcrédit s’est imposé comme un outil de lutte efficace contre le chômage en France : les anciens chômeurs représentent ainsi aujourd’hui 70% des bénéficiaires du microcrédit en France.

On distingue deux types de microcrédit en France : le microcrédit personnel, qui vise à favoriser l’employabilité des emprunteurs, et le microcrédit professionnel, qui finance une activité génératrice de revenus.

Comment fait-on du microcrédit en France ?


Au moment de la création de l’Adie, le microcrédit est une notion encore inconnue en France. Mais à force de persévérance, l’association convainc financeurs privés et publics de s’engager pour le développement du microcrédit en France.

Après avoir utilisé pendant un premier temps la méthodologie de la caution solidaire (crédits de groupe) mise en œuvre par la Grameen Bank au Bangladesh, l’Adie s’aperçoit que de nombreux bénéficiaires ne remboursent pas leur crédit et que cette méthodologie de caution solidaire ne peut pas s’appliquer au microcrédit en France.

L’association décide alors de développer sa propre méthodologie de crédit individuel.

À partir de 1992, l’association décide d’adresser ses services à des personnes qui souhaitent créer leur propre activité : c’est la naissance du microcrédit professionnel. Depuis, plusieurs institutions de microfinance (IMF) ont vu le jour en France, notamment Créa-Sol , une institution de microfinance basée dans le Sud de la France.
 

Le microcrédit en France en chiffres

Selon les données du dernier Baromètre de la microfinance, le microcrédit en France finance 30 000 entreprises par an et contribue à la création de 60 000 emplois. Le taux de survie à trois ans des entreprises financées par le microcrédit est de 75%. La moitié des bénéficiaires du microcrédit en France se situerait en dessous du seuil de pauvreté national.