La pression des gangs mafieux : "las maras"

Les maras sévissent dans la colonia Villa Nueva, où habite Yamileth. Les maras sont des bandes criminelles qui pratiquent l'extorsion, le trafic de drogues, les assassinats, les attaques à main armée et le vol de véhicules. Dans les territoires qu’elles contrôlent, les maras réclament un "impôt de guerre" aux petits commerçants, vendeurs de rue, taxis, conducteurs de bus, etc. Ces gangs ont souvent recours à des intimidations et des menaces auprès de ces commerçants afin de récolter cet impôt. La mainmise des "maras" sur le Honduras se traduit par un record mondial d'homicides. Le secteur des transports public est particulièrement touché par ce phénomène. Rien qu'en 2015, 50 personnes ont été tuées - dont 17 conducteurs professionnels - et 25 ont été blessées dans des attaques visant le système de transports publics, selon la Commission nationale des droits de l'Homme (Conadeh). Yamileth paie ainsi un impôt aux maras locales tous les mois, sans quoi sa petite cantine ne pourrait pas fonctionner.